C’est bien, c’est bon, c’est Bosch

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C’est bien, c’est bon, c’est Bosch

Que tous les fans d’Harry Bosch se rassurent : sa dix-huitième enquête est une réussite. Pour être précis , il s’agit d’une double enquête : d’un coté le cold case d’un viol doublé d’un meurtre non élucidé depuis 20 ans, et parallèlement une enquête bien actuelle : le suicide du fils d’un élu local. Deux intrigues classiques du polar comme on les aime.

 

Dans Ceux qui tombent, Michael Connelly remet en selle son héros fétiche Harry Bosch. Proche de rendre son insigne du LAPD (le Los Angeles Police District), l’inspecteur old school a réussi à décrocher un sursis de 39 mois au sein de l’Unité des Affaires non Résolues. Traquer les meurtriers, c’est sa drogue, même s’il faut mettre des années à les retrouver et grace aux tests ADN, de vieux dossiers peuvent être ré-ouvert.

C’est ce qui se passe avec le viol doublé d’un meurtre d’une jeune femme dont l’enquête était au point mort depuis vingt ans. Une trace de sang, présente sur la victime, n’avait pas pu être identifiée à l’époque, mais aujourd’hui l’analyse donne une concordance avec un individu encore vivant et au casier judiciaire long comme le bras. Le seul problème est qu’à l’époque des faits, le présumé coupable n’avait que huit ans. Ce qui laisse les enquêteurs dubitatifs sur les suites à donner à l’enquête. Erreur du laboratoire ? Mélange des dossiers lors de la manipulation des éléments de preuves ? La réputation du LAPD risque d’en prendre un coup. Et quand un dossier est sensible, c’est à ce vieux briscard de Bosch qu’on le confie.

 

Le dossiers sensibles lui collent à la peau puisqu’en même temps, il est dépêché sur une affaire bien actuelle : celle de la mort du fils d’un des élus de la ville. Et pas n’importe lequel des élus : l’ancien chef de police adjoint, qui n’est autre qu’un de ses ennemi personnel. C’est pourtant lui qui a demandé expressément que l’affaire soit confiée à Bosch. Tout semble indiquer un suicide, ce que l’élu refuse d’accepter.

 

Tous les codes indispensables aux polars « connelliens » sont présent : les faux semblants, les rebondissements savamment dosés, l’ambiance de Los Angeles à travers Mulholland Drive ou Laurel Canyon. Connelly sait faire vieillir son personnage. Toujours aussi déterminé et inflexible sur la justice, les années ont patiné son coté bourru et intransigeant, il est devenu un père modèle, et se demande même s’il ne fait pas l’enquête de trop. Un excellent Harry Bosch.

 

Ceux qui tombent
Michael Connelly
Ed. Calmann-Levy
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Publié dans Romans

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