Le Renaudot pour Foenkinos

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Le Renaudot pour Foenkinos

On l’attendait pour le Goncourt, c’est finalement le Renaudot que décroche David Foenkinos avec Charlotte.

Charlotte, le titre éponyme de ce roman, est Charlotte Salomon, une artiste peintre berlinoise injustement méconnue qui mourra en camp de concentration à Auschwitz à l’âge de 26 ans en 1943 après avoir lutté par l’amour et l’art contre le désespoir. Pour ce roman biographique David Foenkinos a écrit en vers libre, c’est à dire qu’il n’y a pas de rimes ou de strophes mais des alinéas en fin de vers et des majuscules en début de ligne. Foenkinos établie ainsi une sorte d’intimité, de douceur avec lecteur et allège le récit de cette vie douloureuse

Charlotte aura une vie atypique avec deux mères. Sa mère s’est suicidée et elle va se rendre compte qu’il y a un atavisme morbide avec de nombreux suicide dans sa famille. Sa belle-mère sera très importante pour elle. Cantatrice célèbre en Allemagne, elle devra arrêter sa carrière dans les années 30 quand les nazis arriveront au pouvoir.

Charlotte Salomon aura un homme très important dans sa vie, une sorte de pygmalion, en la personne d’un professeur de chant excentrique survivant de la première guerre mondiale. Il aura un rôle majeur dans sa vie. Quand elle sera en exil dans le sud de la France elle dessinera d’ailleurs son visage des dizaines de fois comme une obsession. C’est vraiment cette histoire d’amour qui est au cœur du livre et qui donne sens à tout le récit.

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Publié dans Romans, Actu

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