La mauvaise vie , c’est le livre de Frédéric Mitterrand dont tout le monde parle en ce moment. Enfin, c’est surtout un des onze chapitres qui suscite l’engouement médiatique, celui où le narrateur parle de ses rapports sexuels tarifés. Les scènes décrites par Frédéric Mitterrand ne sont en rien pédophiles, ni même une apologie du tourisme sexuel. Il reconnait avoir eu recourt à des prostitués. Extraits de La mauvaise vie : "Il existe certainement des établissements de ce genre ailleurs qu'en Thaïlande ; Amsterdam ou Hambourg ; mais (...) je viens de trop loin ; (...) je ne veux pas courir le risque de rencontrer des garçons qui m'en rappelleraient d'autres, d'être confronté à des situations qui resteraient familières, d'entendre des paroles que je pourrais comprendre. Il me faut l'inconnu, la terre étrangère, le pays sans repère. Là où l'on ne saura jamais rien de moi, il existe une […]
Combien de fois ne s’est on pas dit, tous des voleurs ces garagistes, ou encore lees médecins ? Tous des charlatans ! Autant de stéréotypes tintés de notre mauvaise fois du moment. Jacques A. Bertrand est allé plus loin et a couché sur papier tous ceux dont il faut se méfier, car c’est bien connu « Les autres c’est rien que des sales types ». Léger, amusant, ironique, dans la même veine de sa chronique des « Papous dans la tête » sur France culture, Jacques A. Bertrand nous livre ici un petit recueil des catégories de personnes dont il faut se méfier. Le provincial par exemple : "Le provincial demeuré en province est mi-dupe mi-raisin. Il vendange. Il moissonne. Il récolte. Ca ne paye plus. Alors il tente régulièrement de mettre le feu à la préfecture. Ou aux grandes surfaces. Il s’adapte à la modernité." Mais Bertrand n’est pas sectaire. Le Parisien en prend également pour son […]
ET j’ai crié, crié… quand le livre s’est terminé. Pour son dernier roman « Aline pour qu’elle revienne », Marco Koskas emprunte à Christophe le titre de son tube des années 60. Quand on tourne la dernière page on n’a qu’une envie : que cette histoire ne s’arrête jamais. Rythme, humour, enquête, misère, richesse, sexe... tout est réuni pour que ce roman nous fasse passer un bon moment. Koskas met en scène deux histoires qui se téléscopent pour au final devenir un des très bons romans de l’année. Avec cette narration à deux voix, c’est un véritable engouement narratif qui se met en branle. Tout commence sur une petite route de corse où une voiture sort de la route. Bilan : deux morts. Une des victimes est une fille du village qui y revenait après presque 40 ans d’absence. Pourquoi ? Comment ? C’est ce qu’on va découvrir en revivant l’histoire de Maura, quasiment vendue quand elle […]
Samuel Benchetrit, l’écrivain bobo branché faussement modeste est de retour avec un petit garçon de 10 ans qui nous raconte sa vision de sa banlieue. Dans son dernier roman « Le cœur en dehors » Samuel Benchetrit nous livre un condensé de stéréotypes de bons sentiments et de clichés idéalistes sur les cités. Un petit garçon d’origine malienne voit sa mère embarquée un matin par la police. Elle est envoyée en centre de rétention, mais ça, le petit garçon ne le sait pas. Il se demande ce qui se passe et va essayer de comprendre pourquoi les flics ont emmené sa mère. Il se transforme au fil des pages en un petit guide de son quartier et « le cœur en dehors » prend petit à petit des allures de portrait d’une cité. Vu comme ça, on peut se dire que ca vaut le détour. Sauf que ce livre peut très vite nous tomber des mains. Ce garçon attachant aux premiers abords devient vite exaspérant. […]
Pour célébrer les 30 ans de sa collection Spécial Suspense, Albin Michel nous offre le dernier roman de Lisa Gardner : "Sauver sa peau". Un excellent thriller où une jeune fille est traquée dès sa plus tendre enfance par un pervers. Pour lui échapper elle suit les préceptes que lui a appris son père : fuir sans se retourner, se méfier de tout le monde…. Le suspect ? un psychopathe qui a tué et enterré six enfants. Bouquiner.net : Comment est né ce livre ? Lisa Gardner : Tout est parti d’une histoire vraie dont j’avais entendu parler. Une jeune fille s’est fait harceler par un inconnu qui lui offrait des cadeaux. La police n’a rien fait car à l’époque la loi sur le harcèlement n’existait pas. Quelques temps plus tard on a retrouvé le corps inanimé de cette fille. Je me suis demandé ce qu’en tant que parent, je ferais si je me retrouvais confrontée à un fou qui harcèle ma fille. Dans […]
Rarement la littérature ibérique n’avait connu un tel succès en France. «Le Jeu de l’Ange » de Carlos Ruiz Zafon est un véritable raz de marée en librairie. Les clés du succès ? Un roman atypique qui se passe dans la Barcelone des années 20 où l’auteur a réussi à allier le style romanesque et les codes descriptif des séries US. Indéniablement il y a du Dickens chez Carlos Ruiz Zafon. Dans le style d’abord, mais aussi dans les références à « de Grandes Espérances » un des titres majeurs de l’auteur britannique. Romancier réaliste Zafon ? Oui mais pas uniquement. S’il reprend à son compte ce courant littéraire, il le modifie en y ajoutant du…paranormal. Barcelone, début du XXème siècle. Un jeune gamin orphelin, grouillot dans un journal, tombe sous la protection du dandy local et commence à publier des feuilletons dans un journal de Barcelone. Le succès aidant il se fait remarquer par […]
Comme peut-être un certain nombre d’entre vous j’ai découvert l’existence de Séraphine Louis, peintre autodidacte, au moment de la sortie du film de Martin Provost. N’ayant pas vu celui-ci j’ai lu avec plaisir l’ouvrage de Françoise Cloarec, peintre et psychanalyste. Elle retrace le destin atypique et tragique de cette jeune femme pauvre devenue domestique par la force des choses, mais possédant un don exceptionnel pour la peinture. Mystique, Séraphine se mettra à peindre après avoir entendu la Vierge lui demander. A partir de ce jour entre durs labeurs et vie solitaire, elle se consacre à la peinture. Elle peint sans relâche, feuille, fleurs, arbres… Grâce à des mélanges qu’elle garde secrets, ses toiles sont colorées et chatoyantes. Pourtant malgré le soutien d’un collectionneur Wilhem Uhde, premier acheteur de Picasso, qui croit en son talent, elle sombre peu à peu dans la folie […]
Le mot de déréliction désigne un état de solitude morale, un abandon de Dieu. Pierre al-Hamdi avait beau ne plus croire en Dieu depuis une période de troubles qui avait suivi sa communion catholique, il trouvait que la déréliction lui allait comme un gant. L’image du gant, un peu convenue, lui vint alors qu’il regardait une vitrine au biais de la rue Saint Honoré et de la rue Duphot. Pas de gants, mais des bracelets et des ornements de coiffure si jolis, si compliqués, qu’ils arrêtèrent le sanglot qui lui envahissait la gorge. Les vêtements de femme, surtout ce qui s’attache à la parure ou à l’accessoire, avaient sur lui une vertu apaisante. » Décembre 2007, Pierre al-Hamdi, un petit escroc cogneur de femmes cherche une fille à aimer ou à rançonner dans le faubourg Saint-Honoré. Fasciné par une jeune Anglaise qu’il aperçoit à un balcon de la rue de Castiglione, il découvre qu’elle […]