Le Fémina distribue ses prix

Publié le par Bouquiner.net

- Avec 8 voix contre 5, le Prix Fémina 2008 va à « Où on va papa » de Jean Louis Fournier aux éditions Stock.
Dans ce très beau livre, l’auteur nous raconte sa vie de père d’enfants handicapés. Très loin d’un bouquin misérabiliste, il nous offre une œuvre autobiographique provocatrice, drôle, pleine de second degré, avec un message plein de dignité envers ses deux fils.
A travers des scènes souvent très brève et des anecdotes, il raconte la naissance de ses enfants, le calvaire des parents, mais aussi les petites joies du quotidien.
Recevoir le Femina est pour lui «Formidable ! J'ai l'impression d'avoir une très bonne note à ma rédaction »
Jean-Louis Fournier ravi d’être l’heureux lauréat 2008 ne peut s’empêcher un bon mot : « c'est un peu eux [ses enfants] qui ont un prix, eux qui n'ont jamais rien eu, même si cela leur fait une belle jambe »
La présidente du jury, Christine Jordis, a simplement indiqué que 
Où on va papa »  est "un livre qui fait du bien aux gens". Les gens, justement ne s’y sont pas trompés car « Où on va papa?" » est le seul livre sélectionné pour les prix d’automne à figurer dans le classement de meilleures ventes.
Jean-Louis Fournier est également en lice pour le Goncourt qui sera attribué le 10 novembre

- Le prix Femina 2008 du roman étranger a été attribué lundi à l'Italien Sandro Veronesi pour "Chaos calme" (Grasset). Sandro Veronesi s'est dit surpris d'obtenir le Femina étranger, en raison notamment du nombre d'écrivains prestigieux qui l'ont obtenu par le passé. "C'est un livre extrêmement fort qui fait cohabiter gravité, tendresse, drôlerie", a souligné pour sa part Olivier Nora, le PDG des éditions Grasset, à
propos de "Chaos calme".

- Enfin le prix de l'essai est revenu au comédien Denis Podalydès pour "Voix off" (Mercure de France). Un deuxième tour a été nécessaire pour départager par huit voix contre quatre, le livre de Jacques Julliard, "L'argent, Dieu et le diable" (Flammarion) et celui de Denis Podalydès. "Le livre de Julliard est plus fort, plus structuré, mais Podalydès a pour lui de pouvoir être lu par un très grand public", a souligné Mona Ozouf, jugeant le livre récompensé "très plaisant, très bien fait".
Sociétaire de la Comédie française, également très présent au cinéma, Denis Podalydès fait dans son livre une sorte d'autoportrait, en revenant notamment sur les voix du théâtre ou de la politique qui ont marqué sa génération.

 

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