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Le clandestin de John Grisham

Excellent Roman,  il se lit tres facilement, et comme d'habitude avec Grisham, on ne voit pas le temps passer.

Lobbyiste sans foi ni loi, Joël Backman a été condamné à vingt ans de prison pour avoir vendu à une puissance étrangère un logiciel capable de contrôler un ensemble de satellites espions.
Six ans plus tard, à sa grande surprise, il est gracié par le président des États-Unis sortant et exfiltré dans une jolie ville d'Italie. Sous une nouvelle identité, le Clandestin découvre l'art subtil d'être heureux.
Il est libre, certes, mais transformé en appât. Car, si la CIA a obtenu sa grâce, ce n'est pas pour l'épargner. La question n'est plus de savoir s'il va être tué, mais qui va le tuer. La chasse à l'homme a commencé...

John Grisham est l'auteur de nombreux livres adapté au cinéma comme "La firme" ou encore "L'affaire pélican"

Extrait du livre :
Au crépuscule d'une présidence destinée à laisser dans l'Histoire une trace aussi légère que celle de William Henry Harrison (trente et un jours de la céré­monie d'investiture à sa mort), Arthur Morgan, terré dans le Bureau ovale en compagnie du dernier ami qui lui restait, mûrissait ses dernières décisions. Il avait ce jour-là le sentiment d'avoir raté tout ce qu'il avait entre­pris pendant les quatre années de son mandat et doutait de pouvoir redresser la barre dans le peu de temps qui lui restait. Son ami n'était pas plus confiant. Comme à son habitude, il parlait peu et ne disait que ce que le président voulait entendre.
Ils en étaient aux recours en grâce. Ils examinaient les requêtes de voleurs, d'escrocs, de tricheurs, cer­tains encore derrière les barreaux, d'autres qui avaient échappé à la prison mais tenaient à se voir réhabilités. Tous voulaient être rétablis dans leurs droits. Tous se prétendaient les amis du président ou des amis de ses amis, tous se voulaient des partisans indéfectibles même si bien peu avaient eu l'occasion de manifester leur soutien avant ce jour, le dernier de son mandat. Il était affligeant de voir quatre années passées à la tête du monde libre s'achever par cette misérable pile de suppliques émanant d'une bande d'escrocs. Auxquels de ces voleurs accorderait-il la latitude de reprendre leurs malversations ? Telle était la question capitale qui se posait à Arthur Morgan aux ultimes heures de sa présidence.
L'ami de toujours s'appelait Robert Critz. Ils s'étaient connus à Cornell : Morgan présidait l'association des étudiants, Critz bourrait les urnes. Ces quatre dernières années, Critz avait été successivement porte-parole, puis secrétaire général de la Maison-Blanche, membre du Conseil national de sécurité et même Secrétaire d'État, une fonction qu'il n'avait exercée que trois mois, son style diplomatique très personnel ayant failli déclencher une troisième guerre mondiale. Sa plus récente nomination remontait au mois d'octobre, signée dans la frénésie des semaines précédant la déroute électorale. Les sondages indiquaient que le président Morgan était à la traîne dans quarante États, au bas mot. Prenant la direction de la campagne présidentielle, Critz avait réussi à s'aliéner les électeurs des États restants, à l'exception - peut-être - de l'Alaska.

John Grisham a aussi écrit Le contrat

Le clandestin
John Grisham
Ed. Pocket - 7,20€

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