Dans la cuvée Amélie Nothomb, goûtons le millésime 2009 : « Le Voyage d’Hiver ». Comme souvent avec Nothomb, on retrouve des notes d’humour, de décalés et de réflexions sur les relations
amoureuses.
Qu’on se le dise : « il n’y a pas d’échec amoureux ». C’est ce que déclare Amélie Nothomb sur la quatrième de couverture de son dernier roman. Car c’est bien de ça dont va nous parler « Le voyage
d’Hiver » : une histoire d’amour insolite, impossible mais une histoire d’amour quand même. Impossible au sens littéral du terme. Un homme au prénom atypique, Zoïle, conseillé chez EDF, rend
visite à une cliente, dont il tombe amoureux. Il pense que cette jeune femme, qui vit avec une autiste, est un écrivain de talent. Las, il se trompe de personne. L’écrivain n’est autre que la
colocataire autiste, dont s’occupe 24h/ 24 la jeune femme. Il va alors tout faire pour avoir quelques moments d’intimités avec son amour naissant et essayer d’écarter l’autiste. Hélas rien n’y
fait : Impossibilité matériel de vivre cet amour. Pour se venger de cette histoire ratée il va préparer un détournement d’avion afin de l’écraser sur la Tour Eiffel.
Comme avec les millésimes de champagnes, dont elle est une grande amatrice, avec les livres d’Amélie Nothomb il y a des bonnes et des moins bonnes années. Le cru 2008 n’avait pas fait l’unanimité
et ne nous avait pas bluffé (questions de gout). Celui de 2009 retrouve le pétillant et les saveurs enivrantes qu’on attend dans un nouveau Nothomb. On y découvre des passages d’anthologies
hilarantes et des réflexions qu’on aurait aimé avoir. Ecrit à deux voies narratives, la préparation du détournement d’une part et l’histoire d’amour d’une autre, on se laisse emporter par cette
histoire inattendue…
http://culturebox.france3.fr/all/14410/Amelie-Nothomb-publie--Le-voyage-d-hiver-