Michel Houellebecq couronné par le Goncourt

Publié le par Bouquiner.net

Gongourt-2010-Houellebecq.jpgLe prix Goncourt 2010 a été attribué à Michel Houellebecq pour son roman "La carte et le territoire" (Flammarion).

 

 

Les jurés de l'Académie Goncourt ont Michel Houellebecq au premier tour par sept voix contre deux à Virginie Despentes pour "Apocalypse bébé" (Grasset) qui a, elle, obtenu le Renaudot.

 

Dans "La carte et le territoire", son cinquième roman, salué par une critique quasi unanime, Houellebecq éreinte l'art, l'amour, l'argent, les "people", ironise sur la campagne française et met en scène avec sadisme son assassinat. Il se caricature avec jubilation. Il "pue un peu moins qu'un cadavre" et ressemble "à une vieille tortue malade", écrit-il de son double littéraire. Mais la tonalité du livre est moins désespérée et glauque que celle de ses précédents romans et sa facture plus classique.

 

Michel Houellebecq s’est déclaré ravi de ce prix : "C'est une sensation bizarre mais je suis profondément heureux", "Il y a des gens qui ne sont au courant de la littérature contemporaine que grâce au Goncourt, et la littérature n'est pas au centre des préoccupations des Français, donc c'est intéressant".

 

C'est la première fois depuis 1980 que le Goncourt est attribué à un livre publié chez Flammarion.

 

 

La carte et le territoire

Michel Houellebecq

Ed. Flammarion - 20,90€

Acheter ce livre

 

Publié dans Actu

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gowitt 14/11/2010 17:28



Pour plagier Pierre Desproges : Houellebecq n’écrit pas que des
conneries, il en dit.


C’est avec une délectation sans nom que j’ai entendu le foutriquet
s’exprimer sur les ondes de France Inter après la réception de son prix Goncourt.


Tout participe à rendre écœurant ce personnage, véritable héros d’une
époque régressive sans espoir. Incarnation héroïque d’une intelligentsia au service d’une pensée diarrhéique, aux concepts approximatifs et à la sensibilité désuète, Houellebecq s’exprime avec la
même médiocrité que son écriture. « Plateforme » restera sans doute le point d’orgue de l’indigence littéraire en même temps que l’annonce d’un temps que nous avons découvert avec
consternation : l’ère de la postmodernité dont le héraut restera Sarkozy.


Il aime, ainsi que les médias qui lui servent de thuriféraires, se
présenter comme « écrivain maudit ». Quelle affabulation, quelle prétention peut nourrir l’ego boursoufflé de cet écrivain ectoplasmique ? Quelle comparaison possible avec un Jean
Genet, un Céline, un Sade voire un Drieu La Rochelle ou un Karl Kraus ?


Ses productions écrites, plutôt que littéraires, sont truffées d’emphases
redondantes et de dissonances stylistiques. Houellebecq use d’un abus forcené d’antépositions et s’octroie une tolérance coupable de verbes faibles. Son utilisation outrancière de verbes imprécis
entraine des facilités conjonctives ; illustration de la carence intellectuelle du prosateur. La ritournelle des groupes ternaires, ajoutée à la cacophonie de qui/que/quand provoquent un état
nauséeux à la limite du recours à l’utilisation du cortège pharmaceutique.


Epargnons au lecteur averti le déchiffrage de son style monotone nous
parvenant dans les bruits du monde comme un souffle glacé à travers la porte entrouverte du néant qu’il n’aurait jamais du quitter.


Outre ce dénuement stylistique, l’inspiration de Houellebecq fleure bon
le transit intestinal.


…Houellebecq brode à l’infini sur la misère affective des pauvres types,
sur la solitude des loosers. Au lieu de donner des couleurs à la puissance du désir masculin, comme l’aurait fait un Christian Laborde, l’auteur de "Plateforme" ne cesse de décrire des
accouplements  fatigués, des scènes de masturbation dépitée, des amours plates et misérables…


Houellebecq est un iconoclaste de salon qui n'a de talent que l'odeur de
la merde dans laquelle il trempe son pieu pour écrire ses histoires nombrilistes de pauvre type sans moral ni morale.


Panégyriste du tourisme et des relations sexuels avec des enfants, ce
fantôme du talent a cru que l’étalage de la turpitude forgée sur son âme crasseuse lui apporterait la légitimité. Bien lui en a pris. La légion des crétins bêlants a crié au génie. Les
journalistes en quête de sensationnel ont encensé ce qu’ils ont vu être une bonne aubaine littéraire. L’ambiance dominante veut qu’on soit pour ou contre Houellebecq. C’est un faux choix,
Houellebecq est inexistant. Peut-on raisonnablement être pour ou contre le vide ?


Le couronnement du cuistre lui est donc venu d’une institution
respectable et respectée par le gotha mondain : « le Goncourt ». Il aura fallu «1 minute et 29 secondes » pour le départager de ses concurrents à l’assaut du prix dont les
ventes prolifiques décerneront au vainqueur le titre envié d’écrivain à succès. Houellebecq est donc devenu celui-ci, adulé des imbéciles dont le QI est comparable à  celui d’un protozoaire. Ecrivain titré d’un système de prêt à penser, Houellebecq sera la mauvaise conscience à bon prix du bobo qui s’encanaillera à dire
« vous avez lu le dernier Houellebecq ? Ravageur n’est-ce pas ? ».


Houellebecq n’aura que traîner dans la merde des âmes boueuses en mal de
transgression ; dont la sienne. Désabusé, mais calculateur, il a séduit, et c’est bien sur ce pouvoir de séduction qu’il serait souhaitable de s’interroger.


Quel aura été l’influence hégémonique des maisons d’éditions dans
l’attribution de ce hochet lucratif ?


Contre l’avis général, il faudrait mettre fin à la production du pédant,
c’est l’autre face de la tolérance. Un jour il faudra se battre pour l’interdiction du droit à la production de galimatias littéraire, comme jadis pour l’abolition de toute
censure.


L’ombre a précédé la production de Houellebecq, et elle le suivra.
Houellebecq a été mort avant d’être vivant, et heureusement il retombera dans l’oubli.


Chaque citoyen devrait pouvoir se réclamer d’un droit naturel à
l’intelligence et donc, dans le pire des cas, revendiquer une allocation de soutien à la bêtise. En ce qui concerne le secours à Houellebecq, les preuves ne devraient pas être difficiles à réunir
et participer à l’enrichissement de chacun.


Nous savons tous que ce qui est exceptionnel mérite à peine de vivre, ce
qui est banal ne mérite pas de mourir, M. Houellebecq est si banal qu’il ne mérite même pas de s’appeler Michel.